EN SAVOIR PLUS
à TÉLÉCHARGER

Accident vasculaire cérébral (AVC)
> Définition de l'AVC
> Les chiffres de la maladie
> Les signes d'alerte
> Les facteurs de risque
> Les traitements existants
Définition de l'accident vasculaire cérébral (AVC)
L’AVC est un accident vasculaire qui se produit au niveau du cerveau et provoque un dysfonctionnement neurologique pouvant durer plus de 24 heures. Près de 85 % des AVC qui surviennent dans les pays occidentaux sont des AVC d’origine ischémique provoqués par l’obstruction d’une artère par un caillot sanguin ou par une plaque d’athérome. Les cas restants sont dus, pour la plupart, à des hémorragies cérébrales causées par une rupture d’anévrysme.
Les lésions cérébrales provoquées lors d’un AVC sont le résultat d’un manque d’oxygène. Le tissu cérébral consomme de l’oxygène en grande quantité, mais ne dispose pas de réserve, c’est la raison pour laquelle il est nécessaire d’intervenir rapidement afin de limiter ces lésions.
Enfin, les AVC peuvent survenir de manière très discrète. De nombreux patients ont des AVC légers qui, pendant plusieurs années, peuvent ne pas être perçus. On parle alors d’ischémie silencieuse ou de symptômes transitoires. Cependant, avec le temps, les lésions accumulées sont responsables d’environ 25 % des cas de démences séniles ou pré-séniles.
Les chiffres de la maladie (1)
On compte environ 130 000 accidents vasculaires cérébraux en France chaque année. C'est la troisième cause de mortalité et la première cause des handicaps non traumatiques en France.
Les accidents ischémiques transitoires (AIT), présentent des symptômes qui durent peu de temps et qui peuvent souvent passer inaperçus. La survenue d'un accident vasculaire cérébral constitue une véritable urgence médicale et justifie l'appel au SAMU (le 15). La prise en charge précoce, dans les premières heures qui suivent l'AVC est capitale et peut limiter l'extension des lésions cérébrales, ainsi que la gravité des séquelles. La connaissance et la prise en compte des premiers symptômes de la maladie peuvent être vitales.
Ces symptômes sont principalement :
- une faiblesse musculaire ou un engourdissement du visage, d’un bras ou d’une jambe. Parfois une paralysie du bras et de la jambe d’un même côté (côté opposé de la lésion cérébrale) ;Parmi les facteurs de risque d'AVC, c'est à dire les facteurs qui favorisent l'apparition et l'aggravation de la maladie, on retrouve :
- des facteurs non modifiables. L’âge qui
augmente le risque d’AVC ou le sexe, sachant que les hommes sont plus exposés.
Chez les femmes, les risques augmentent à la ménopause et après ;
- des facteurs modifiables :
l'hypertension artérielle, le tabagisme, le surpoids, la sédentarité, la
dyslipidémie (taux anormal de lipides dans le sang) et le diabète.
La première prévention de l’accident vasculaire cérébral est la prévention ou la correction de ses facteurs de risque lorsqu’ils sont modifiables. Pour ce faire les principales mesures sont :
- l’arrêt du tabac ;En dehors de la correction des facteurs de risque précédemment évoqués, deux types de médicaments sont utilisés en fonction des différentes situations cliniques :
- les anticoagulants ;1: ANAES 2002 : prise en charge initiale des patients adultes atteints d'accident vasculaire cérébrale
06-606 - 11/06