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Hypertrophie bénigne de la prostate
 

> Définition de la maladie

> Quelques chiffres concernant l'HBP

> Les troubles urinaires

> Les examens pratiqués

> Les traitements de la maladie

Définition de la maladie

L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), encore appelée adénome prostatique, est une augmentation du volume de la partie centrale de la prostate.

La prostate est un organe de la taille d’une châtaigne, située juste sous la vessie. Elle a un rôle dans la fonction sexuelle, produisant une partie du sperme dans lequel se déplacent les spermatozoïdes.

L’urine est fabriquée par les reins et s’écoule par les uretères jusqu’à la vessie. La vessie est un réservoir qui stocke l’urine puis la vide dans l’urètre. La prostate entoure la partie initiale de l’urètre.

Lorsque la prostate augmente de volume, elle comprime progressivement l’urètre, rendant plus difficile le passage de l’urine. Dans un premier temps, la vessie lutte contre cet obstacle et se contracte plus souvent (envie fréquente d’uriner, besoins soudains et urgents). Dans un second temps, si l’obstacle persiste, la vessie a tendance à devenir moins efficace (nécessité de pousser pour uriner, diminution de la force du jet, vidange incomplète de la vessie).

Quelques chiffres concernant l'HBP

On estime que, chaque année, 65 000 Français ont recours à une intervention chirurgicale suite à une hypertrophie bénigne de la prostate. Ainsi, 47 % des hommes de plus de 50 ans sont atteints de troubles mictionnels liés à la maladie. Aux États-Unis, il s’agit de l’intervention chirurgicale la plus fréquente après celle de la cataracte.

Les troubles urinaires

Tous les troubles urinaires ne proviennent pas forcément d’une hypertrophie bénigne de la prostate. Les troubles urinaires peuvent provenir d’autres pathologies telles que :

    - les infections et/ou inflammation de la prostate

Comme tout organe, la prostate peut subir une inflammation ou s’infecter à cause d’un germe. Uriner devient parfois douloureux (sensation de brûlure). Ces prostatites se soignent notamment par des antibiotiques ou des anti-inflammatoires.

    - le cancer de la prostate

Le cancer prostatique peut ou non entraîner des troubles urinaires. Ils sont liés au développement de la tumeur sur la prostate. Ce type de tumeur peut être dépisté précocement, avant l’apparition des troubles, grâce à un dosage du PSA. C’est à partir d’une prise de sang qu’un laboratoire peut déterminer le taux de PSA (antigène spécifique de la prostate), une substance normalement fabriquée par la prostate. Un taux élevé peut s’observer dans différentes affections prostatiques. Seul un médecin peut interpréter la signification du résultat en prenant en considération l’âge du patient, les symptômes présents ainsi que la taille de la prostate.

Les examens pratiqués

Les symptômes de l’hypertrophie bénigne de la prostate s’installent progressivement, c’est la raison pour laquelle le diagnostic précoce de la maladie est important. Plusieurs examens peuvent être pratiqués afin définir le diagnostic :

    - l'examen clinique

Après avoir interrogé le patient sur les symptômes, le médecin peut pratiquer un toucher rectal. Cet examen permet d’apprécier le volume et la consistance de la prostate et ainsi de préciser l’origine des troubles urinaires.

    - l'analyse d'urine

Effectuée à l’aide de bandelettes urinaires ou par un examen cytobactériologique des urines, l’analyse des urines permet de déceler la présence de microbes pouvant être à l’origine des symptômes.

    - l’échographie prostatique

Cet examen indolore fournit, à partir de l’émission d’ultrasons, des renseignements très précis sur la forme et la taille de la prostate, mais également de la vessie et des reins.

    - la débitmétrie

Cet examen permet d’analyser la qualité du jet urinaire. Il se réalise très simplement à l’aide d’un débitmètre. Cet appareil calcule instantanément la quantité d’urine émise à la seconde.

Les traitements de la maladie

Selon l’importance des symptômes observés chez le patient, plusieurs traitements sont possibles. Si les troubles urinaires ne sont responsables que d’une gène modérée ou intermittente, une surveillance par un médecin est suffisante.

Si les troubles perturbent la qualité de vie du patient, un traitement peut être indiqué. Ce traitement, sans supprimer l’adénome, a pour objectif de réduire les symptômes en améliorant le confort de vie et d’éviter la survenue de complications.

Enfin, l’hypertrophie bénigne de la prostate peut nécessiter la réalisation d’une intervention chirurgicale. Il s'agit d'une ablation de l'adénome prostatique par les voies naturelles. Un instrument endoscopique permet la suppression des tissus en excès. Il existe trois techniques opératoires pour le traitement chirurgical de l’HBP symptomatique, dont l’indication relative repose en partie sur l’évaluation du volume prostatique.

06-576 - 11/06


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11 septembre 2010
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